Mai 2003

 
         
         
  1er

Pergolesi en musique de fond, goûter "trash" (mini-bounty en beignets, tartines de beurre de cacahuètes à la banane écrasée) sur la terrasse ensoleillée de l'appartement de Rachel. Marie (et filles) y a pris ancrage pour trois jours. Grosse émotion pour Celeste lorsque son cochon d'Inde Apapeur le prouve en glissant de ses bras pour plonger sous les fleurs de lotus. Le bel angora, malgré ses couinements, est passé sous le sèche-cheveux. Nous également, un quart d'heure plus tard, après qu'il se soit mis à pleuvoir et qu'il nous ait fallu cinq bonnes minutes pour rentrer tout le fourbi dans le salon. Quel printemps ! Rien à faire, ces fichues giboulées sont de saison.

De retour à la maison, je me replonge dans Cyrano de Bergerac. Presque autant de plaisir qu'à lire Shakespeare. Voilà, au détour d'une page le bonheur des mots

"Un baiser à tout prendre qu'est-ce ?

Un serment fait d'un peu plus près, une promesse,

Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,

Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ;

C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,

Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,

Une communion ayant un goût de fleur,

Une façon d'un peu se respirer le coeur,

Et d'un peu se goûter, au bord des lèvres, l'âme !"

Trouver l'adéquation entre la richesse des émotions et le jeu des mots tient, pour moi, de la magie. Quel talent ! Et comme j'envie ce talent.

 
         
         
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Journée dans le silence- Pas envie de parler - Trop communiqué ces derniers temps - Visite fructueuse à la Fnac - Bonne lecture en vue - En sirotant un thé au lait, je m'amuse à fixer, en transparence, le drapeau tibétain qui flotte à ma fenêtre. Dehors, curieusement, la rue va à mon rythme. Seul le vent s'agite. Ce sont des moments tels que celui-ci que je voudrais fixer. En regardant cette photo, je voudrais me souvenir comment j'ai apprivoisé la lenteur.

         
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Pour résumer notre virée nocturne en rollers d'hier, je dirais qu'après avoir étreint un peu brusquement un panneau "interdit de stationner" et trébuché par dessus une vicieuse petite "bitte" en béton (appelée gaillardement ainsi par A) sur un trottoir, la mise en route, un peu délicate, laissa place au plaisir de la glisse et, bon an mal an, nos roues nous menèrent jusque sur les quais de Seine. Pas peu fière de moi, que j'étais !

Sur le chemin du retour, petite pause dans un de ces bars de quartier qui réserve des bonnes surprises tant musicales que liquides. Donc, rythmes latins et Manacas, blanc des yeux et des dents qui brillent. Blanc des oeufs au plat que nous partageons à la maison, rouge du bloody mary, rouge de mes lèvres qui ne refusèrent pas son baiser.

Ce matin, au programme : brunch avec Sang-Po (salade de fruits, pancakes et sirop d'érable + "bouton RDJ")

les fenêtres grandes ouvertes, les zoizo qui pépient, un avant-goût d'été, je chante et danse sur le CD "Peace" d'Eurythmics. Le bonheur n'a rien de surfait.

14h00 Sang-Po, sur sa monture, rejoint d'autres horizons. Toutiroule sur mon journal.

et moi je vais rejoindre Julia pour un programme non encore déterminé.

18h30 Surprise ! Quelle bonne surprise ! Des billets pour l'expo Magritte.

Et rebonne surprise, Julia est aussi charmante que je l'imaginais. Nous nous sommes croisées à plusieurs reprises sur le salon "politique internationale" de YM, il y a déjà quelques mois, puis retrouvées pour des conversations fort intéressantes en mp. Jusqu'à décider de nous rencontrer. Voilà qui est fait ! Et fort bien fait.

Petit tour sur la RDJ pour rattraper quelque peu mon retard. Veux pas avoir l'air de débarquer de la lune (comme hier soir) lors du prochain "salon" du club.

(ps j'ai le tournis, vous êtes 450 visiteurs à être venus depuis 1 mois)

 
         
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Journée "greumeuleu" !

Les djins, certainement agacés, m'ont envoyé un message afin de me rappeler que je ne peux tout manipuler et contrôler à ma guise (cf. paragraphe suivant). Le pansement, posé sur ma dent en attente de couronne jusqu'à mardi prochain, a sauté ce midi et c'est douloureux. Le moindre froid, chaud, acide me fait sauter au plafond. Mon dentiste, appelé en UUUU, ne peut me recevoir que demain matin vers 11h30. Pas franchement pratique car je vais devoir jongler avec ce que j'avais prévu de faire demain à Bocravail/LOJT (copyrigth deux diaristes qui se reconnaîtront s'ils me lisent - promis, juré, ce sera l'unique emprunt). Pourquoi ça tombe toujours mal ce genre de truc ! D'ailleurs, j'en ai un peu ras le bol de ces soins à répétition. Trois couronnes depuis septembre et une ancienne à remplacer dès que possible. Journée greumeuleu, donc !

Depuis dimanche soir, je déploie tous mes talents pour m'organiser un pont digne de ce nom. Tout d'abord, papa qui part demain pour la maison de campagne familiale. J'en profite pour lui demander si il a de la place dans la voiture pour moi. Il pense que je me joins à la tribu "belle-mère/papa/Kaba", pour 4 jours, mais je lui explique que j'ai juste besoin qu'il me dépose en passant à B** où habite Obaasama (gros problème d'horaires de train sur cette ligne). Un peu décu, il me propose quand même de retarder leur départ pour passer me prendre à 18h00 au boulot, estimant qu'il est bien de ma part de passer du temps avec ma grand-mère. Sauf que là, je laisse planer un flou artistique car c'est bien près de chez Obaasama qu'il me déposera mais j'espère qu'il n'avancera pas trop sur la petite route qui descend jusqu'à la rivière et n'attendra pas que je passe le portail de notre maison. C'est en fait, un peu plus bas, dans le moulin au bord de l'eau que je passerai deux jours. G. est ravi de ma surprise même s'il lui a fallu décommander ses cousins (greumeuleu, les randos en VTT) et un ami avec lequel il avait prévu de passer la soirée de jeudi. Puisqu'il travaille vendredi, je passerai la journée avec ma grand-mère qui est tellement contente qu'elle en oublie de me demander ce que je fais dans le coin. Mais faut pas rêver, j'aurai droit aux questions quand même car je repars en fin d'après-midi pour Paris où m'attend une soirée d'anniversaire que je ne veux pas râter. Et puis, samedi, journée avec Dalba en lieu et place de jeudi. Euh, un peu plus difficile à "manipuler" Dalba. Elle n'a pas trop apprécié que je reporte la journée que nous avions prévue de passer ensemble. Pour me faire pardonner, je l'inviterai à diner à la "maison de campagne".

Corneculdelamèremolle ! Qu'est-ce que j'ai mal !

 
         
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Le talent d'Amala, partout sur les murs de la maison qui sent délicieusement la tarte à la mirabelle et les roses de Provins. Ma grand-mère est heureuse de partager ces quelques heures avec moi, de fourrer, sans que je la vois, des petits pots de confiture à l'abricot et à la fraise dans mon sac de voyage, ce dont je ne m'apercevrais qu'en arrivant à la maison. Zou ! Les roses dans un peu d'eau. Ne pas perdre le billet de train et l'enveloppe à adresser à la SNCF afin d'obtenir un remboursement partiel en raison d'un retard de près d'une heure. Par chance, la soirée donnée pour le 5ème anniversaire de la chorale de gospel se tient dans les locaux de répét qui se trouvent à deux pas de chez moi. Tite douche, tite robe noire et tites chaussures clap-clap. Je tape rapidement ces entrées afin de les indiquer demain en MAJ et je me sauve.

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Je ne retire rien de ce que j'ai écrit le 3 avril ! Toujours dans le même état d'esprit. Je ne comprends pas ces syndicalistes qui mènent un combat d'un autre siècle. Je déteste cette sensation que ma vie est prise en otage par cette bande de ..... ! Greumeuleu !!!!

Après avoir laissé passer trois rames de métro vers 9h00, j'ai réussi à me faufiler en jouant des coudes dans un wagon tellement bondé que nul n'était besoin de saisir la moindre barre pour ne pas valser. La foule se portait d'elle même. Il y a bien eu un passager énervé qui a signalé à haute voix à sa voisine qu'il n'était "pas venu au monde pour porter son poids quand même". Cela a détendu l'atmosphère trois secondes puis les visages se sont à nouveau renfermés, les regards fatigués se sont faits fuyants ou exaspérés. Place de Clichy, émeute sur le quai alors que les passagers qui sont sortis du wagon pour laisser descendre ne peuvent remonter à bord car les usagers qui attendaient sur le quai ont forcé le passage pour s'y précipiter.Quelques jeunes ahuris, qui se sont accrochés entre les wagons et ont été signalés au conducteur, sont dégagés manu militari par celui-ci ou un de ses collègues. Ambiance.... Tout le reste du trajet, nous sommes serrés à un tel point qu'il m'arrive d'avoir du mal à trouver ma respiration. Je craque et descends 3 stations avant les Champs pour finir à pieds.

Journée greumeuleu au bureau. Sans commentaires .... 70 % du personnel habitent en grande banlieue. Les quelques salariés présents pallient comme ils peuvent.

Ce soir, je suis rentrée pedibus. Un nouvel itinéraire via Saint Lazare, la rue de Châteaudun, la rue des Martyrs etc ... me fait gagner un bon quart d'heure. Un peu avant 19h00, rue des Martyrs, je fais une halte à la Rose Bakery pour déguster une part de cake "amande et orange" et un délicieux jus de framboise. Petite pause qui me requinque. Je finis le trajet quasiment dans l'allégresse si ce n'est un léger échauffement de la plante des pieds.

Durant ce trajet, j'ai eu tout le temps de penser à l'entrée d'hier d'Azulah qui m'a laissée fort pensive. Enfin, disons que sa prise de position fait, curieusement, écho à ce que je porte en moi depuis qu'un RDJiste a évoqué la possibilité de nous rencontrer prochainement. Car je sens bien que, depuis quelque temps, je pense plus à mes lecteurs (notamment ceux de la RDJ avec lesquels je suis en contact) qu'auparavant. Je lutte (bon, c'est un bien grand mot mais disons que je fais un effort conscient) pour conserver cet espace de liberté sans penser au regard d'autrui et je sais que sortir un peu plus de l'anonymat me dérobera un peu plus de liberté. J'en veux pour exemple ce qui s'est passé avec Lamto. Je me souviens de ma difficulté à continuer à lire son journal, alors que nous devenions plus proches, et celle que je rencontrais à m'exprimer librement. Bref, je me sens très ambivalente à ce sujet. Je crois préférable de maintenir cette vie internautique en parrallèle du reste de ma vie.

 
         
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7h00

7h30 Café indispensable dès le réveil (au lieu du jus d'orange habituel) puis deux tartines avec beurre d'amandes et rondelles de bananes. Dans la cuisine, mon regard se fixe sur la porte du four ouverte au-dessus du frigo. Surprise ! La soupe thaïe que j'y avais mis à décongeler hier soir y est toujours. Je l'ai oubliée et me suis préparée une salade tomates/avocat. Ouh lala, pas bien, moi !! Greumeuleu, je me redirige vers mon lit. Je remonte la couette et m'accorde 15 mns.

8h00 Vraiment pas ça ce matin. Douche rapide. Masque "anti-soif hyperhydratant" pour me donner bonne mine et serviette sur la tête, j'ouvre les volets côté rue. Bizarre. Le voisin d'en face qui vient d'emménager prend des photos de sa fenêtre. Il me sourit. Je me sens très ... comment dire ? Je souris mais qu'aperçoit'il dans tout ce vert (peignoir, serviette, masque et n'oublions pas le ficus) ? Je ne pense pas qu'il me reconnaisse si on se croise au Monop du coin. Malgré les cheveux en bataille et le pyjama rayé, il a l'air sympathique (je pense à la prochaine fête d'immeubles où l'on dîne entre voisins sur le bitume, sait on jamais ...) mais je ne sais pas... vu sa déco intérieure (ou ce que j'en aperçois) quelque chose me dit qu'il est plutôt du genre "pamplemousses" que "mangues et ananas" ....

9h00 Dans le bus, un charmant monsieur me cède sa place . Face à moi, une blonde rumine un malabar, claque moultes bulles en se limant les ongles et papote sur son portable. A baffer. J'essaie de me concentrer sur mon livre "Dans la peau d'un noir". Y'a comme un décalage.

9h30 Au bureau, ambiance. La standardiste, partie deux semaines en vacances pendant lesquelles tout le monde a tenu le standard à tour de rôle (même moi pendant 2 heures épiques) vient de laisser un message annonçant qu'elle donne sa démission et ne sera pas là lundi. Réunion autour de la machine à café. Tout le monde y va de son couplet. Deux ordres du jour complémentaires et une convocation d'AG à diffuser, j'ai pas trop le temps de m'éterniser. Par contre, je retourne régulièrement à la source du divin breuvage.

Pause déjeuner : traiteur en face pour un bagel dinde fumée/coleslaw et une brochette de petits choux vanille/ chocolat/pistache. Je déjeunerais bien sur place mais la RDJ m'attend. Shabat Shalom ! Je remonte mes étages et m'installe confortablement. Collègue S. tente d'entamer la discussion sur "la pluie/le beau temps". Notre chef va et vient en nous posant mille questions sur les dossiers en cours. N'ayant pas tout en tête, il y a des petites vérif à faire pour lui confirmer où j'en suis. Intérieurement, je suis C'est ainsi tous les midis ou presque. Je peux sourire, échanger des propos badins, m'intéresser un minimum à mes collègues tout au long de la journée mais je ne comprends pas que l'on ne respecte pas mon envie de "m'isoler" un peu de temps en temps à l'heure du déjeuner.

13h30/18h00 : le téléphone sonne sans cesse et j'ai juste le temps de traiter les demandes au fur et à mesure des appels. Infernal. Les clients sont très "agités". Nous vérifions : y'a bien une pleine lune. Triste nouvelle : deux petits enfants sont décédés lors de la combustion de leurs matelas à cause de la chute d'une lampe hallogène, dans l'un de nos immeubles. Je reçois la tante pour l'aider à constituer le dossier "sinistre incendie". Nous avons toutes le coeur serré tout le reste de l'après-midi. Dans notre profession, nous entrons parfois de façon brutale dans la vie des occupants des immeubles que nous gérons. J'ai en mémoire le suicide d'une jeune femme qui après avoir pris des médicaments, ouvert le gaz dans son logement, s'était jetée par la fenêtre alors qu'une explosion secouait tout l'étage. D'un côté, en dépit du choc, la colère des habitants de l'immeuble compte tenu de l'importance des dommages, de l'autre les parents de cette personne avec lesquels nous étions en contact. Malaise. Pas toujours facile de mettre de l'huile dans les rouages mais tel est notre métier.

19h30 : "What could I do ?" "Oh Glory Hallelujah" "He's got the whole world in his hand" "Nobody knows the trouble I've seen" "Hush" ...

Le gospel nourrit mon âme, il n'y a rien à dire de plus.

22h00 : La Fourmi ailée est bondée, nous nous replions, Tserba (tinom de A. désormais), moi et une autre fille du groupe au Chao Ba - Session Biba-Club, blabla de filles et .

Bien plus tard, sur le chemin du retour, je parle à Tserba de Metog (G.). Textos, coups de fil le soir, souvent là sur YM lorsque je m'y trouve.... Je crains qu'il ne soit . Il souhaite venir un week-end à Paris prochainement. Pour moi, ce n'est pas possible car je n'ai pas un week-end de libre avant le 8 juin (je vais, normalement, passer le pont dans notre maison de campagne où il pourra me rejoindre). Et tout compte fait, c'est bien ainsi.

 
         
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14h00 - Toujours pas résolu mon problème avec FTP. Quand pourrais-je mettre ces entrées en ligne ? Quelle semaine greumeuleu !!!

Par contre, matinée très sympa avec petite Angèle que Marie dépose à la maison vers 10h00. Ballade dans mon arrondissement. Nous nous extasions sur la vitrine d'un restau de mon quartier, pleine de Barbapapas où le patron offre une sucette à pépette, et celles d'un grand magasin (mais là, hélas, personne ne m'offre de sac ..)

"Moi, avec la pizza, ze veux boire le jus de fruits Poverpoufgueurl" dit Angèle les poings sur les hanches, le nez sur le bord de la cheminée. Moi, je dis "Ok, si tu caftes pas à maman".

Un peu plus tard, pendant qu'elle dépiaute ma vieille Barbie, je fais un essai "journal".

10 mns plus tard - Ca marche toujours pas. Impossible de faire le lien avec mes pages bleues. Sang-Po, appelé à la rescousse, essaiera de passer en fin d'après-midi ou demain matin.

20h00 - JG, rentré du Chili, passe me prendre dans 30 mns pour aller dîner indien.

J'ai déposé pépette chez sa grand-mère il y a une heure, ravie de sa journée. Cet après-midi, nous sommes allées écouter des contes dans le cadre du festival "Les enfants du **ème arrondissement" et fait des dessins pour la campagne "Lutter contre les crottes de chiens" (*mdr*, il semble que Dupuy et Berbérian aient fait bien mieux que nous pour la Mairie de Paris). Euh ... ça s'enlève facilement, du bois verni, les traces de feutres ? Et le café de la moquette ?

 
         
   
     
         
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Méga crise d'angoisse qui a duré presque 24 heures mais semble s'atténuer.

Outre la fatigue, mes émotions m'ont fait faire le grand huit à plusieurs reprises aujourd'hui. Notamment après avoir été témoin d'un moche accident de voiture près de chez moi, en partant travailler, puis après avoir discuté avec la grand-mère des deux petits enfants décédés (cf. le 16 mai) qui s'est mise à pleurer alors que nous discutions de son dossier de sinistre "incendie". Le temps que nous avons passé ensemble a été éprouvant.

Je suis à fleur de peau. Même le Rescue Remedy pris tout au long de la journée n'arrive pas à tempérer tout ça. Il me semble que trop de choses s'accumulent.

Kazam ! Je n'aime pas me voir ainsi. Je mène un vrai combat intérieur pour montrer visage humain alors que je resterais bien couchée chez moi à attendre que ça passe.

 
         
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Metog m'a envoyé un mail, trouvé ce soir en rentrant, m'informant des résultats de ses analyses. HIV et hépatites, tout est négatif. Il m'a scanné sa feuille de résultats afin que je sois totalement rassurée et l'a mise en pièce jointe.

Je viens de l'appeler et j'ai été surprise quand, en préambule, il s'est excusé de m'avoir envoyé cette PJ, pensant que je pourrais m'en vexer, estimant que peut être sa parole me suffisait. J'avoue lui faire confiance mais, bon, honnêtement, voir ce document ne m'a pas choquée. De même, je lui montrerai mes résultats lorsque nous nous reverrons en juin. Ca me semble assez normal, quelque soit le degré de confiance que nous nous accordons.

La chape de plomb qui pèse sur moi c'est un peu allégée ce soir. Mais ce n'est pas encore tout à fait ça.

Cet après-midi, j'ai été contactée par l'un des cabinets de recrutement les plus réputés de Paris dans mon secteur d'activité. Tous les trois ans, à peu près, j'y fais un tour pour faire une sorte de bilan et voir ce qu'ils ont à proposer. Cernée de toute part comme je le suis au bureau, il m'est impossible de parler librement. Nous avons convenu que je les rappelerais de chez moi un soir. Je ne perds rien à prendre un RV.

Autre nouvelle, nous avons une intérimaire depuis lundi pour nous donner un coup de mains pendant 15 jours ou un mois, selon.

Par contre, aucune nouvelle d'Ampo. Je l'appellerai demain.

 
         
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Fait pas beau - Petit détour par la FNAC : Bénabar - Delerm - Pablo Neruda.

Au rayon BD, alors que je feuillette les albums de Marjane, un appel de Metog sur mon portable pour m'inviter à une soirée donnée à l'occasion du mariage de l'une de ses amies mi-juillet. Je suis prise au dépourvu. Grand blanc. Lui, bon bougre, précise qu'il ne donnera sa réponse que d'ici 15 jours. Donc, c'est à moi de voir. Et moi, je vois pas grand chose. Surtout en ce moment....

Dans la série "nouvelles brèves et trucs à faire" :

- Je suis allée voir mes stats. Près de 800 lecteurs depuis avril. Lecteurs du hasard, lecteurs réguliers, ils ne sont définis que par ce chiffre en évolution mais n'ont toujours aucune réalité (à part ceux de la RDJ que je "connais").

- Il est plus qu'urgent que j'aille chez le coiffeur. Le joli petit dégradé se transforme en queues de rats. Il est plus qu'urgent que je me préoccupe de chaussures et fringues d'été. J'étais partie pour, cet après-midi, mais compte tenu des conditions climatiques actuelles et mon peu d'enthousiasme pour le shopping (Tserba m'ayant en plus fait faux bond), je me suis dirigée vers la Fnac St Lazare. J'étais pourtant à deux pas des deux plus grands magasins de Paris mais y'a rien eu à faire. Je suis rentrée écouter mes cd et j'ai regardé la pluie tomber en buvant un thé bien tranquillement. Trop tranquille, d'ailleurs, en ce moment. Il est urgent que je retrouve ma vie sociale et culturelle habituelle. Et que je rappelle, pour commencer, Ampo, Dalba et JG. Et puis Julia, également, qui doit être de retour à Paris.

- J'ai découvert, dans mon ordi, un dossier "Temporary Internet files" dans lequel, à ma grande surprise, j'ai trouvé un tas de bordel type logos, objets regardés sur Ebay, photos venant de sites visités... J'y ai même des photos des gamins Vanicara alors que je ne lis plus leur journal depuis des mois (insensé, quand même non ?). Je vérifierai auprès de Sang-Po comment je peux faire un grand ménage là-dedans.

- Artdeqo a enfin répondu à mes messages sur YM. Depuis la nouvelle du tremblement de terre en Algérie, j'étais sans nouvelles. Il semble aller bien. Mais plus de "chat" depuis trois semaines : (

- Eu Sang-Po au téléphone, en tournage sur une pub "Grosse Assoce". Pas payé mais il est content car c'est le genre de travail qui permet des contacts importants. On fête son anniv lundi soir chez papa/belle-mère avec Kaba. 35 ans, mon brother. Déjà...

des photos de nous deux retrouvées dans un album chez Amala.

 
         
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Ponya vient de m'appeler pour m'apprendre la nouvelle : son mari est muté à la Réunion. Après le raté de l'année dernière sur les postes en pays anglo-saxons, son souhait est exaucé. Je suis vraiment contente pour eux, car leur envie de changement était flagrante depuis la naissance de leur fils. Voilà qui est fait. Je vais, définitivement, passer plus de temps sur le net.

J'espère, juste, que nous aurons l'occasion de nous revoir avant la mi-août.